Philologie et diplomatique, sciences annexes de l’historien

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Partage de curiosités :

Cet article est commun à mes trois blogs burlesques (Bure laisse… Bure l’est-ce…) :

http://patrimoine-rural.com

Blog drôle, voire trois (ou Troie, je ne sais plus, ou Rome…) pour découvrir votre environnement(e) historique plus ou moins naturel(le).

http://apprendre-a-lire-devenir-lecteur.com

Blog d’aide spirituelle à la compréhension et à l’apprentissage de la langue locale, beauceronne, berrichonne, tourangelle, percheronne, solognote, orléanaise, etc. Pour p^lus de compléments, voir le premier blog patrimonial.

http://comprendre-le-monde.com

Blog de science-fiction comique de tradition française, voire anglo-saxonne, à la Voltaire, Georges Méliès, Jules Verne, Boris Vian, Orson Wells, Jean-Claude Van Dam, et à tous nos incroyables inventeurs… Plus de fantaisies en con sultant les deux « prés cédant ».

En fin d’article, vous trouverez sur chaque blog cité ci-dessus un document web pour vous exercer à la webologie, nouvelle science annexe de l’histoire, née ici présentement, issue de la philologie, de la paléographie, de la diplomatique, de la géographie, de la photographie, de la sidérurgie, de la géologie, de l’étude des « intelligences » artificielles (à laquelle il faudra donner un nom), à l’épigraphie, à la toponymie, etc., etc., etc. Le document sera sans doute amené à changer en fonction de l’actualité.

Vous pouvez mettre votre analyse historique en commentaires, j’ai payé, paie et paierai encore sans doute cet hébergement provisoire et éphémère, digne de la philosophie druidique, dont il est question ici.

Philologie et diplomatique, sciences « ânes ex » de Cléopâtre et de l’historien

La philologie est une branche de la science historique s’occupant de l’étude des textes et de leur transmission, c’est-à-dire de leur paternité et de leurs parcours dans l’espace-temps de notre planète. La philologie est une science ancienne.

L’un des textes les plus étudiés en philologie est le texte de la « Guerre des Gaules » de Jules César, « C. Julii Caesaris commentariorum de bello Gallico », compilation de notes de guerre, ordonnées et arrangées par Hirtius, général romain qui fut lieutenant de César pendant la dite guerre des Gaules.

Ce texte, qui inspira les Kaisers, les Tsars, ou toute autre personne aspirant à la puissance personnelle égocentrique, fut recopié par les moines bénédictins, de siècle en siècle, et beaucoup de monde se pique d’en faire une critique, souvent pour le dévaloriser.

Cette dévalorisation, souvent sans vérification de terrain, touche à la même problématique que l’impact du texte lui-même : la jalousie, c’est-à-dire l’envie, un des sept péchés capitaux.

L’étude critique des textes juridiques est une invention des bénédictins de la congrégation de Saint-Maur, au XVIIe siècle : la diplomatique, science portant originellement sur l’authenticité des diplômes carolingiens.

Aux temps des réclamations diverses et variées de droits d’auteurs et autres copyright de droit anglo-saxon, brevets, etc., la diplomatique ne peut qu’être d’actualité.

Exemple : Jules César : Commentaires de la Guerre des Gaules, Livre VI, 14

Les faits indiqués subséquemment peuvent être vérifiés en se procurant les ouvrages cités dans ce présent article.

« Il est d’usage que les druides n’aillent point à la guerre et ne paient pas d’impôt comme les autres, ils sont dispensés du service militaire et exempts de toute charge. Attirés par de si grands avantages, beaucoup viennent spontanément suivre leurs leçons, beaucoup leur sont envoyés par les familles. On dit qu’auprès d’eux, ils apprennent un nombre considérable de vers. Aussi plus d’un reste-t-il vingt ans à l’école. Ils estiment que la religion ne permet pas de confier à l’écriture la matière de leur enseignement, alors que pour tout le reste en général, pour les comptes publics et privés, ils se servent de l’alphabet grec. Ils me paraissent avoir établi cet usage pour deux raisons : parce qu’ils ne veulent pas que leur doctrine soit divulguée, ni que, d’autre part, leurs élèves, se fiant à l’écriture, négligent leur mémoire ; car c’est une chose courante quand on est aidé par des textes écrits, on s’applique moins à retenir par cœur et on laisse se rouiller sa mémoire. Le point essentiel de leur enseignement, c’est que les âmes ne périssent pas, mais qu’après la mort elles passent d’un corps dans un autre ; ils pensent que cette croyance est le meilleur stimulant du courage, parce qu’on n’a plus peur de la mort. En outre, ils se livrent à de nombreuses spéculations sur les astres et leurs mouvements, sur les dimensions du monde et celles de la terre, sur la nature des choses, sur la puissance des dieux et leurs attributions, et ils transmettent ces doctrines à la jeunesse. »

Extrait de Jules César : La guerre des Gaules – La guerre civile – La guerre d’Alexandrie – la guerre d’Afrique – La guerre d’Espagne, présenté par Didier Hallépée, Collection Lettres Latines, Collection Stratégie. Printed in Poland by Amazon Fulfillment, Poland Sp. Zoo., Wroclaw : Les écrivains de Fondcombe, 2012.

« Il est d’usage que les druides n’aillent point à la guerre et ne paient pas d’impôt comme les autres : ils sont dispensés du service militaire et exempts de toute charge. Attirés par de si grands avantages, beaucoup viennent spontanément suivre leurs leçons, beaucoup leur sont envoyés par les familles. On dit qu’auprès d’eux, ils apprennent un nombre considérable de vers. Aussi plus d’un reste-t-il vingt ans à l’école. Ils estiment que la religion ne permet pas de confier à l’écriture la matière de leur enseignement, alors que pour tout le reste en général, pour les comptes publics et privés, ils se servent de l’alphabet grec. Ils me paraissent avoir établi cet usage pour deux raisons : parce qu’ils ne veulent pas que leur doctrine soit divulguée, ni que, d’autre part, leurs élèves, se fiant à l’écriture, négligent leur mémoire ; car c’est une chose courante : quand on est aidé par des textes écrits, on s’applique moins à retenir par cœur et on laisse se rouiller sa mémoire. Le point essentiel de leur enseignement, c’est que les âmes ne périssent pas, mais qu’après la mort elles passent d’un corps dans un autre ; ils pensent que cette croyance est le meilleur stimulant du courage, parce qu’on n’a plus peur de la mort. En outre, ils se livrent à de nombreuses spéculations sur les astres et leurs mouvements, sur les dimensions du monde et celles de la terre, sur la nature des choses, sur la puissance des dieux et leurs attributions, et ils transmettent ces doctrines à la jeunesse. »

Extrait de César : Guerre des Gaules, préface de Paul-Marie Duval, traduction de L.-A. Constans (Les Belles Lettres, 1950, pour la traduction française et les notes ; éditions Gallimard 1981, pour la préface, la bibliographie et les cartes), collection Folio. Impression Bussière à Saint-Amand (Cher) : éditions Gallimard, 1991.

Remarquons d’abord que la première traduction latine n’indique pas le traducteur et que la différence entre les deux traductions, qui ne semblent en être qu’une, ne présentent que deux différences de ponctuation, indiquées soulignées ci-dessus en gras.

Il peut être noté que certains auteurs ou éditeurs laissent sciemment quelques « coquilles » pour donner du grain à moudre, et pour trouver d’éventuels pillards ou contrevenants au droit écrit, issu du droit romain.

Pour faire son métier, un historien est obligé de citer ses sources, mieux de les publier pour apporter la preuve de ses dires à propos d’évènements historiques, objets de ses spéculations.

Cerise sur le gâteau !

Comme cerise sur le gâteau, ou bien, ce Ries sur la gâte haut,

(Voir là ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Astrobl%C3%A8me_du_N%C3%B6rdlinger_Ries)

voici une nouvelle version du texte latin en question : César. Débarquement en Grande-Bretagne. Passage du Rhin. Guerre des Gaules V-VI. Texte original latin et nouvelle traduction française par N. Desgrugillers. Collection Histoire. Accès direct. Laurina Stampatore, Roma, U.E. Maggio : Editions Paleo, 2011.

« Les druides sont dispensés de faire la guerre et ne paient pas les mêmes impôts que le reste du peuple. Ils ne sont pas obligés d’accomplir leur devoir militaire et aucune charge de cet ordre ne peut leur être imposée. Voulant profiter de ces grands avantages, nombreux sont ceux qui viennent s’instruire chez les druides, à la demande de leurs parents. On dit qu’ils apprennent là de nombreuses doctrines en vers et que la majorité des étudiants restent à cette école plus de vingt ans.

Concernant la religion, ils n’utilisent pas l’écriture, qu’ils jugent indigne de la matière, mais pour toutes les autres choses, ils se servent de l’alphabet grec. Je trouve deux raisons à cela : ils ne souhaitent pas que leur enseignement soit divulgué, et ils entraînent la mémoire de leur élève bien plus que s’ils utilisaient l’écriture. C’est une chose bien connue d’ailleurs : lorsqu’on dispose de textes écrits, on ne se force pas à apprendre de mémoire et on la néglige.

La pensée principale qu’ils développent est la suivante : les âmes ne meurent pas en même temps qu’un individu, mais elles passent d’un corps à un autre. Pour eux, cette croyance accroît le courage, en diminuant la peur de la mort. En plus de cela, ils étudient les astres et les mouvements du ciel ; ils réfléchissent aux dimensions de la terre, à la nature des choses, aux pouvoirs que l’on attribue aux dieux et ils transmettent les fruits de leurs réflexions aux jeunes gens qui viennent s’instruire. »

Remarquons simplement que le passage « aux dimensions de la terre » provient de la version latine, également publiée dans l’ouvrage cité : « de mundi ac terrarum magnitudine »… que nous pourrions traduire partiellement nous-même par : « du monde et des terres » en signalant que « ac » est la contraction de « atque », conjonction copulative, traduite généralement par « en outre », voire « et même ».

Comme je vous le disais en début d’article, chacun y va de sa plume, ou de ses plumes…

A propos du présent propos, la première chose qu’il faut remarquer en webologie est que l’internet fonctionne comme la pensée druidique. Elle s’adapte en détruisant ce qu’elle engrange car les supports n’en sont pas pérennes. La mémoire vive ne l’est pas et vous ne contrôlez pas 1% de votre disque dur. Alors le Cloud… Qui peut réciter une poésie d’enseignement gaulois aujourd’hui ? Un réincarné gaulois ? Père (h)aine ? Jupe ITER ?

Document d’exercice scientifique de webologie ci-dessous :

DSCN3644

Clocher de Saint-Hippolite (37), renforts en pierres de récupération, 3 mars 2019.

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